Le glanage agricole urbain au Québec - Une pratique pour la lutte à l’insécurité alimentaire et l’inclusion sociale
Depuis plus de vingt ans, des initiatives citoyennes de glanage fleurissent au Québec et ailleurs dans le monde. Ces projets, portés par des collectifs et organismes communautaires, s’attaquent à un double constat : l’abondance de fruits et de noix non récoltés dans nos villes, et les besoins croissants des populations en situation de précarité alimentaire.
AU/LAB publie aujourd’hui Le glanage agricole urbain au Québec : Portrait d’une pratique pour la lutte à l’insécurité alimentaire et l’inclusion sociale, un rapport qui dresse un état des lieux de cette démarche solidaire et écologique. À travers des exemples inspirants au Québec et à l’international — de Montréal à Seattle, de Gatineau à Barcelone — ce portrait met en lumière la richesse de ces actions collectives et leur contribution à un système alimentaire plus durable et inclusif.
Le glanage urbain repose sur une mobilisation citoyenne remarquable : chaque été, des centaines de bénévoles s’unissent pour cueillir des tonnes de fruits dans les vergers urbains, souvent en partenariat avec des propriétaires et des organismes d’aide alimentaire. Ces récoltes permettent à la fois de réduire le gaspillage, soutenir les organismes communautaires et favoriser la rencontre entre citoyen·ne·s.
Le rapport souligne aussi les défis de ces initiatives — de la coordination logistique au manque de ressources — tout en rappelant leur potentiel immense. Rien qu’à Montréal, environ 5300 arbres fruitiers publics pourraient fournir plus de 130 tonnes de fruits chaque année, souvent laissées à terre faute de moyens pour les récolter.
Enfin, AU/LAB rappelle que le glanage est bien plus qu’une simple cueillette : c’est un acte de solidarité et d’éducation citoyenne, une façon concrète de reconnecter les habitant·e·s à la nature urbaine et de renforcer la résilience alimentaire de nos villes.
Consultez le rapport complet en cliquant ici.