Le portrait 2025 des fermes urbaines du Québec

L’écosystème des fermes urbaines au Québec est de plus en plus marquant. Dans son dernier portrait des entreprises agricoles urbaines, le Laboratoire sur l’agriculture urbaine estime qu’elles génèrent des revenus de 60 millions de dollars et créent 3 000 emplois directs et 8 500 emplois directs. Si on étend cela aux fournisseurs en agriculture urbaine on ajoute 5 500 emplois directs et 380 millions de dollars en revenus.

Régionalement c’est 1 900 emplois directs et de 5 400 emplois indirects à Montréal avec la génération 25,5 millions $ de revenus directs et de 7 millions $ de revenus indirects. Pour Québec, les retombées économiques des entreprises agricoles urbaines de Québec sont la création de 300 emplois indirects et de 900 emplois indirects et la génération de 5,2 millions $ de revenus directs et de 1,5 million $ de revenus indirects.

Un écosystème économique toujours en croissance

S’il y avait 175 entreprises agricoles répertoriées en 2024, elles sont 2024 en 2025, malgré le fait que 25 entreprises ont cessé leurs opérations ou réorienté leur mission vers des activités autres que la production. Outre la croissance du nombre d'entreprises, le portrait 2025 des entreprises agricoles urbaines révèle que la production au sein des initiatives tend globalement à augmenter. Plusieurs entreprises envisagent également d’augmenter leurs nombres d'employés. Rien qu'en anticipant, 46 entreprises prévoient générer près de cent postes d'ici 2026.

On constate aussi que de nombreuses fermes démarrent en périphérie directe des zones urbaines. Un premier survol a permis d’identifier 25 entreprises agricoles, dont plusieurs sont des fermes sociales en lien avec des banques alimentaires ou des organismes en sécurité alimentaire.

Fermes en intérieur et fermes sociales les moteurs de la croissance

Le maraîchage demeure la filière dominante, porté par une forte croissance du maraîchage intérieur, qui passe de 20 entreprises en 2024 à 38 entreprises en 2025, enregistrant ainsi la plus importante hausse. En 2025, un peu plus de 60% des entreprises agricoles urbaines réalisant leur production en environnement contrôlé, que ce soit de la production de champignons, de légumes feuilles, de micropousses, l’élevage de poisson, etc. Pour de très nombreuses se sont de petites unités d’exploitation agricole au cœur de la ville.

Le maraîchage extérieur progresse également, de 49 à 50 entreprises, particulièrement porté par les fermes sociales dont les missions premières sont la lutte à l’insécurité alimentaire et l’exclusion sociale. Dans les derniers 2 ans, plusieurs organismes communautaires sont venus rejoindre les quelques organismes pionniers tels que Jeunes au Travail à Laval et les Serres du dos blanc, devenues GADEF en 2025, à Montréal. 90% des fermes urbaines sociales avaient moins de 10 ans d’existence en 2025, et 50% moins de 2 ans.

Des portraits annuels : un outil de suivi essentiel

Le suivi du développement de l’écosystème des entreprises urbaines par le portait annuel du Laboratoire sur l’agriculture urbaine, depuis 2018, permet de souligner les forces et les enjeux des entreprises agricoles urbaines. Ce 8e portrait s’intéresse aussi aux freins réglementaires, aux activités de diversification dont l’agrotourisme porté par les fermes urbaines ou encore leur implication dans l’innovation et l’économie circulaire des villes. Ces portraits permettent de suivre la place des fermes urbaines dans le développement de systèmes alimentaires hyperlocaux et de villes résilientes.

Pour consulter les portraits 2025 et en savoir plus :

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