S’enraciner, la suite d’un projet pilote

Constatant et mesurant, de la part des organismes communautaires, une forte demande de référencement, d’accompagnements et de conseils divers, le Laboratoire sur l’agriculture urbaine, en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, a créé à l’été 2021 les coupons AgriUrbains afin d’aider 5 organismes communautaires dans la planification ou la réalisation de leur projet en agriculture urbaine. Suite à la réception de demandes d’un peu moins de 15 organismes communautaires ou de personnes portant un projet social d’agriculture urbaine, 5 initiatives ont été accompagnées, soit La Fermette du Bâtiment 7 dans le Sud-Ouest, le projet de Louvain Est de Solidarité Ahuntsic, le projet de ferme sociale du Comité de vie de quartier Duff-Court à Lachine, l’aménagement comestible du terrain de l’organisme Agri-Vie dans l’Arrondissement Saint-Michel et l’initiative de potagers accessible de Pour un réseau actif dans nos quartiers à Valleyfield.

Ce projet pilote, riche en rencontres humaines, a permis à la majorité de ces 5 équipes de voir leur projet progresser et même se réaliser. 3 des projets ont permis aussi de verdir et déminéraliser des espaces qui étaient initialement des stationnements ou des friches industrielles. Les deux autres permettent d’augmenter la biodiversité urbaine dans ce qui était avant des espaces gazonnés. Ce projet pilote a permis aux groupes communautaires de poursuivre le développement de leurs projets répondant aux besoins alimentaires des plus vulnérables, mais aussi à la réduction des îlots de chaleur, à l’augmentation de la biodiversité en ville, etc.

Mouvement social de l’agriculture urbaine

Au cours des dernières années, de nombreux projets de fermes urbaines ont été mis en place par des organismes communautaires au Québec, que ce soit Fermes de rue, la Fermes pour tous, les Serres du dos blanc à Montréal, ou encore Les jardins du Bassin Louise à Québec. Les fermes à vocation sociale se multiplient et sont de plus en plus présentes dans le paysage urbain. Dans certains quartiers, elles en deviennent le cœur du développement d’un système alimentaire local et solidaire. En même temps les initiatives collectives et communautaires, telles que les jardins communautaires et collectifs, ont perduré. Les jardins pédagogiques apparaissent en croissance au Québec et les municipalités ouvrent de plus en plus des espaces pour des projets transitoires ou pérennes dans l’espace public.

En outre, avec la pandémie, l’augmentation des prix des aliments, etc. on observe une recrudescence des projets sociaux d’aménagements urbains comestibles. Que ce soit des forêts nourricières, des jardins pédagogiques, des jardins ouverts à tous, etc. Les projets se multiplient sur l’ensemble du territoire du Québec, tout comme dans les communautés autochtones.

L’agriculture urbaine est un outil pouvant permettre la réalisation de votre mission, mais aussi de la mobilisation de vos membres, de découvrir, et d’aller à la rencontre des autres. Le potager est un espace des mille possibilités. Par contre, démarrer un projet d’agriculture urbaine comporte de nombreux défis tant au niveau réglementaire, que de la réalisation de l’analyse de faisabilité, des opérations, de la gestion des ressources humaines, de la gouvernance, de la gestion agronomique, d’intervention sociale, etc. De multiples savoir-faire qui peuvent épuiser une équipe, surtout qu’au démarrage un projet rencontre de nombreuses embûches, S’enraciner est là pour les éviter ou les contourner autant que possible. AU/LAB vient épauler votre équipe !

 

S’enraciner est rendu possible par le soutien de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de la Fondation du Grand Montréal. L’espace de résidence est rendu possible grâce à la collaboration de Prével.