Archives des recherches

AU/LAB a dirigé une série de recherches par le passé, conjointement avec le domaine universitaire dans le cadre de maîtrises et doctorats ou autres. Découvrez-les ici.

Boissonneault, Evelyne (2017). « Sol, terre, compost : quels enjeux pour l’agriculture urbaine » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

La prémisse de ce mémoire est la question du sol dans les pratiques maraîchères en milieu urbain. Le sol qui est là, celui que l’on recouvre de béton, celui que l’on croit contaminé, celui qui est réellement contaminé et celui qui simplement est absent. Il s’agit également du sol que l’on achète dans les jardineries ou les quincailleries, celui avec lequel on remplit des contenants de culture ou qu’on étend sur une toiture. Et finalement, ce sol que l’on fabrique à partir de la matière organique que l’on retrouve en ville. Par la question des sols on touche nécessairement au compostage et à la gestion des matières organiques (MO). Quelle relation a-t-on avec ces sols? Quel discours tiennent les acteurs de l’agriculture urbaine au sujet de ces sols? Est-ce que le sol est une opportunité ou une contrainte? Qu’est-ce qu’un bon sol pour l’agriculture urbaine? Les enjeux liés au sol sont-ils importants pour les agriculteurs urbains? C’est donc pour comprendre l’importance qu’ont les sols pour les représentants du milieu de l’agriculture urbaine que nous avons effectué cette recherche. Pour ce faire, nous avons fait ressortir les éléments du discours portant sur les sols et la gestion des matières organiques dans les mémoires de la consultation publique sur l’état de l’agriculture urbaine à Montréal (2012). S’en est également suivi une série d’entrevues avec des intervenants qui œuvrent en agriculture urbaine afin de creuser davantage la question. Ce sont ces réflexions et ces résultats que nous présentons dans ce mémoire. Ce qui ressort de l’analyse des mémoires de la consultation publique et des entrevues, c’est un discours des acteurs orienté vers des valeurs environnementales, notamment lorsqu’ il est question du rôle que peut jouer l’AU dans la gestion des MO. Le sol urbain est principalement perçu comme une limite, notamment sur le plan de ses contaminations et du manque d’espace qu’il représente, alors que les pratiques en hors-sol sont considérées comme une alternative souhaitable aux problèmes rencontrés avec les sols urbains. Les enjeux des sols et de la gestion des MO sont intimement liés au manque d’accès aux ressources et à l’information. Les intervenants appellent à une plus grande collaboration de la ville à cet effet.

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Pourias, Jeanne (2014). « Production alimentaire et pratiques culturales en agriculture urbaine : analyse agronomique de la fonction alimentaire des jardins associatifs urbains à Paris et Montréal » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en sciences de l’environnement.

Cette thèse en agronomie et sciences de l’environnement, menée en cotutelle entre l’UQAM et AgroParisTech sur deux terrains d’étude (région parisienne et Montréal) porte sur l’analyse de la fonction alimentaire d’une forme d’agriculture urbaine non-professionnelle : les jardins associatifs urbains. Elle s’intéresse à l’importance de la fonction alimentaire des jardins du point de vue des jardiniers, au sein des autres fonctions qu’ils attribuent aux jardins, et a pour objectif d’apporter des éléments quantifiés sur les productions des jardins. Le postulat de départ de la thèse est un postulat de cohérence entre les fonctions attribuées aux jardins par les jardiniers, les pratiques culturales des jardiniers et les productions de leurs jardins. La thèse a donc pour objectif de décrire ces trois volets et leurs liens réciproques. Après avoir exposé la problématique, défini la question de recherche en lien avec l’état de l’art sur l’agriculture urbaine et les jardins associatifs, nous abordons les méthodologies employées qui combinent des entretiens semi-directifs et directifs (questionnaires) auprès d’un échantillon de jardiniers dans 8 jardins associatifs de Paris et Montréal, l’observation sur le terrain des pratiques de ces jardiniers et la mesure des productions des parcelles. Les résultats sont présentés en quatre chapitres. Nous montrons tout d’abord la diversité des textes qui s’appliquent aux jardins associatifs, et les préconisations qu’ils contiennent destinées à encadrer les pratiques des jardiniers, en mettant en· évidence les aspects antagonistes qui peuvent exister d’un règlement à un autre ou même au sein d’un règlement. Deuxièmement, nous montrons la complexité de la fonction alimentaire des jardins associatifs, la place centrale qu’elle occupe dans les motivations exprimées par les jardiniers et ses liens avec les autres fonctions des jardins. Troisièmement, nous décrivons et organisons l’analyse des pratiques culturales des jardiniers, et mettons en relation ces pratiques culturales, qui sont variées mais dont la cohérence peut être révélée par la construction d’une typologie, et les fonctions attribuées aux jardins. Nous montrons ainsi que l’importance accordée à la fonction alimentaire est corrélée au niveau d’intensité des pratiques, mais que les jardiniers orientent également leurs pratiques en fonction d’autres fonctions qu’ils attribuent au jardin. Enfin, le dernier chapitre de résultat présente des données sur les niveaux de production dans les jardins : nous observons des rendements variables et mettons en évidence un des déterminants importants des rendements qui est l’intensité de l’utilisation du sol. Nous concluons sur l’importance d’approfondir cette étude des productions en lien avec la connaissance des pratiques après avoir discuté des apports méthodologiques de la thèse et des limites de notre démarche.

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Poirier, Luc (2014). « Étude qualitative sur l’expérience d’agriculteurs de la Petite-Nation pour bonifier le concept d’agriculture durable » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

Face aux nombreuses problématiques découlant du modèle d’agriculture industrielle héritée des Trentes Glorieuses, la présente recherche se penche, dans un premier temps, sur l’émergence du concept d’agriculture durable puis, dans un deuxième temps, sur sa conceptualisation. Les différentes difficultés rencontrées lors de l’application du concept d’agriculture durable, lequel apparaît toujours équivoque même au point de vue scientifique, ont entraîné la réalisation d’une étude qualitative effectuée au moyen d’entretiens semi-structurés avec 11 agriculteurs de la communauté de la Petite-Nation, en Outaouais. Troisièmement, cette recherche tente de dégager des éléments nouveaux, issus de l’analyse du discours des acteurs et permettant la bonification du concept d’agriculture durable. Il s’est à cet effet traduit par l’émergence de quatre concepts : premièrement, la philosophie holiste de l’agriculture qui laisse apparaître une proximité écologique comme condition de reproductibilité de l’agriculture durable; deuxièmement, la solidarité découlant de la relation de proximité ville-campagne et de celle entre les agriculteurs eux-mêmes, permettant ainsi la viabilité de l’agriculture durable; troisièmement, l’avenir de l’agriculture, assuré par une éthique dans laquelle s’inscrit la proximité intergénérationnelle dans une perspective de long terme et par l’appel d’une nouvelle politique agricole porteuse d’une vision de protection de la vocation agricole des territoires qui facilite l’accès à la terre en freinant la spéculation foncière, et qui favorise la relève agricole sur de petites et moyennes fermes familiales, assurant dès lors la transmissibilité de l’agriculture durable; quatrièmement, la rentabilité comme condition de durabilité et reposant sur un faible niveau d’endettement, un capital de départ suffisant et l’accès à un financement adéquat, à de subventions appropriées et à des programmes d’assurances récoltes, et à une mise en marché diversifiée, dénotant une proximité territoriale des marchés. Enfin, il convient de se demander en quoi la bonification du concept d’agriculture durable peut influencer le renouvellement paradigmatique de la politique agricole actuelle du Québec, concept qui semble toujours employé par le gouvernement comme un modèle idéologique sans portée concrète pour les agriculteurs qui pratiquent diverses formes d’agriculture durable. Cette problématique pourrait d’ailleurs constituer l’objet d’une recherche future.

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Julien-Denis, Marie-Ève (2013). « Les pratiques autogestionnaires en agriculture urbaine dans le milieu institutionnel universitaire : le cas du collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en géographie.

À Montréal, mises à part les terres agricoles de l’ouest de l’île et les serres commerciales émergentes, l’agriculture organisée se pratique principalement sous deux formes : le jardin communautaire et le jardin collectif. Le premier type de jardin est chapeauté par la ville de Montréal, alors que ce sont le plus souvent des organisations communautaires qui s’occupent de la gestion du deuxième type de jardin. Il est possible de considérer le jardin collectif comme une forme spatiale propice à l’action collective, en ce sens qu’il peut devenir un espace où se développent des initiatives sociales novatrices. Parmi les modèles de gouvernance existants, celui de l’autogestion semble être pertinent dans un contexte comme celui du jardin collectif institutionnel universitaire, car ce type d’initiative constitue en soi une démarche politique, ainsi qu’une façon de changer soi-même son milieu de vie. Puisque les principales études sur l’agriculture urbaine sont dirigées vers les pays du Sud, que peu d’études ont porté sur la situation de l’agriculture urbaine dans les pays industrialisés, et qu’enfin très peu de recherches se penchent sur la question de la gouvernance de l’agriculture en ville, il nous semble pertinent qu’une étude géographique sur l’autogestion en agriculture urbaine dans le milieu universitaire montréalais soit réalisée. Ce mémoire vise à analyser le processus de création d’une initiative autogérée, le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), en ce qu’elle permet d’atteindre ses objectifs socio-environnementaux. L’atteinte de cet objectif passe par la mise en lumière du processus de gouvernance à l’œuvre au sein du collectif; c’est-à-dire les différentes composantes de la structure interne de fonctionnement du collectif; et par la mise en relief des avantages et désavantages de l’autogestion dans l’expérience du CRAPAUD. Outre le fait que les résultats permettent d’élargir les connaissances sur l’agriculture urbaine dans le milieu institutionnel universitaire montréalais et d’ouvrir sur les nouveaux possibles en la matière, ils montrent avant tout que le mode de gouvernance du CRAPAUD, l’autogestion, favorise l’atteinte des objectifs socio-environnementaux fixés par le collectif et ce, au-delà des différentes contraintes inhérentes au modèle autogestionnaire. Enfin, ce mémoire montre que la gouvernance spécifique au CRAPAUD constitue un processus émancipateur permettant l’autonomisation de ses membres.

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Gauthier, Nicolas (2013). « Alternatives agroalimentaires et circuits courts : les impacts du marché de solidarité régionale de l’Estrie sur les producteurs agricoles » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

Cette recherche vise à faire le portrait du Marché de solidarité de l’Estrie, un organisme à but non lucratif ayant pour mission l’approvisionnement alimentaire local et écologique de sa région. Se situant dans la mouvance des systèmes locaux alimentaires, cette initiative se veut une alternative face aux problématiques socio-économiques et environnementales retrouvées dans le secteur agroalimentaire. Cette recherche se situe dans une optique de documentation des initiatives du genre expérimentées en Amérique du Nord, particulièrement aux États-Unis (Hinrichs, 2002). Elle vise à soutenir les groupes sociaux afin de les accompagner dans leurs démarches d’innovation sociale. De manière plus spécifique, nous cherchons à répondre au questionnement suivant : quels sont les impacts du Marché de solidarité auprès des producteurs impliqués? Cette recherche qualitative est effectuée principalement à partir d’entrevues semi-dirigées effectuées auprès de onze producteurs impliqués avec le Marché. Les réflexions dégagées à partir de ces données nous permettent par la suite d’identifier les forces et faiblesses du Marché de solidarité de manière à cerner l’envergure générale des circuits courts agroalimentaires au Québec. Les résultats de cette recherche nous permettent de constater que le Marché de solidarité offre aux producteurs y étant impliqués un cadre convivial qui facilite les liens interpersonnels. À ce titre, la fierté de s’impliquer pour le développement local et le sentiment de reconnaissance sont des éléments fortement présents chez les producteurs rencontrés. Le Marché a cependant moins d’impact en ce qui a trait aux changements des pratiques et perceptions environnementales des producteurs. Au niveau économique, nous constatons que ce sont surtout les producteurs faisant majoritairement affaire avec les circuits courts agroalimentaires qui tirent un avantage commercial intéressant du Marché. À la lumière des motivations et impacts présents chez ces producteurs, nous dégageons une typologie de ces derniers en fonction de l’importance mise sur des éléments éthiques ou commerciaux dans leurs discours. Nous constatons ainsi que les acteurs qui mettent un accent plus grand sur des valeurs de convivialité sont ceux qui contribuent de manière plus élevée au potentiel de développement local et de revitalisation écologique des systèmes locaux alimentaires. Afin d’actualiser sa mission d’autonomie alimentaire régionale, le Marché devra cependant réfléchir à la consolidation de sa force économique tout en préservant ses valeurs de base. Cela pourra se conjuguer au renforcement de certaines alliances régionales lui permettant de faciliter le rayonnement de ses valeurs socio-environnementales et socioéconomiques afin de participer à la construction de systèmes locaux alimentaires viables.

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Vermette, Jean-Philippe (2013). « Contributions de l’agriculture urbaine au renforcement de la mission académique et sociale des universités » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

Dans un contexte où les problématiques socioécologiques à l’échelle mondiale ne font que s’accentuer, les acteurs de l’éducation postsecondaire sont particulièrement interpellés pour incarner des modèles d’écodéveloppement et pour participer à l’épanouissement des sociétés à travers leurs programmes de formation, leurs démarches, leurs résultats de recherche et leur engagement social. Cependant, plutôt que de contribuer à un avenir viable pour tous, ceux-ci perpétuent, dans bien des cas, certains paradigmes dominants qui sont à l’origine d’un bon nombre de dysfonctionnements et d’inégalités. Cette situation semble trouver racine dans un amalgame complexe de tensions internes et externes accumulées depuis la création des institutions d’enseignement supérieur publiques au tournant du premier millénaire. Parmi les initiatives ayant émergé ces dernières années dans le but de favoriser l’avènement de nouvelles pratiques permettant d’appréhender les problématiques socioécologiques de façon créative et concrète, la pratique de l’agriculture urbaine en milieu universitaire semble particulièrement inspirante. C’est ainsi que le jardin, lieu initiatique de la transformation des universités, offre de nouvelles salles de classe, des occasions de rencontres et d’échanges tout en proposant aux universités de s’engager en faveur d’une éducation à, par, pour, avec et dans l’environnement. Cette recherche, réalisée à partir de trois études de cas au sein d’universités montréalaises, a permis d’explorer des initiatives d’agriculture urbaine menées sur les campus, sous l’angle de leur contribution au renforcement de la mission académique et sociale des universités. Bien qu’émergente, la pratique de l’agriculture urbaine en milieu universitaire semble porteuse de significations, de valeurs et d’espoirs en faveur d’une écosociété. Cette recherche exploratoire vise à proposer des éléments théoriques et stratégiques favorisant la transformation des institutions d’enseignement supérieur par le biais de pratiques écosociales émergentes.

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Duchemin, E et B. Enciso, 2012, Productivité maraîchère de l’agriculture urbaine : état et perspectives, conférence, Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable – Institut des sciences de l’environnement, UQAM, [En ligne] URL: http://vertigo.hypotheses.org/1280, 15 p. [+audio]

Durant cette conférence, Éric Duchemin, Professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal et membre du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (Crapaud) aborde la grande question de l’auto-suffisance alimentaire de population urbaine grâce à l’agriculture au sein de la ville, dans ses interstices.

Spécialiste de l’agriculture urbaine dans les villes des pays industrialisés (tout particulièrement Montréal), il présente les résultats préliminaires d’une recherche terrain menée depuis plus de 3 ans à Montréal. Cette conférence apporte des réflexions sur l’importance de l’agriculture urbaine pour les enjeux de sécurité alimentaire urbaine et le potentiel économique de l’AU.

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Wegmuller, Fabien (2010). « Agriculture urbaine pour un développement durable par les jardins communautaires à Montréal : multifonctionnalité, système organisationnel et dynamique des acteurs » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

Depuis le milieu des années 70, la ville de Montréal propose à ses concitoyens “activité de jardins communautaires, activité encadrée par un programme dont le cahier de gestion a été élaboré en 1989. Avec le premier plan stratégique de développement durable de la communauté montréalaise (2007-2009), l’agriculture urbaine, mise en œuvre par les jardins communautaires, est reconnue comme un moyen de mise en application d’un développement urbain durable par la ville. Les personnes initiatrices et utilisatrices des jardins communautaires sont concernées, directement ou indirectement, par les conceptions véhiculées dans les écrits de la ville. Leurs motivations, ainsi que leurs raisons de participation au programme des jardins communautaires ont dû passablement changer depuis la création de cette activité. D’un point de vue scientifique, il est aujourd’hui important de faire le point sur l’état actuel de l’agriculture urbaine à Montréal, notamment en jardins communautaires, afin d’offrir à toute personne concernée, un état des lieux, une compréhension de la situation actuelle, et suggérer d’éventuelles pistes de régulation. Cette recherche constitue un mémoire de fin d’études de 2ème cycle et se présente sous forme de deux articles publiables, réunis et étayés dans cet écrit. L’attention est mise sur le programme des jardins communautaires vécu par les différents acteurs qui l’animent (agents de développement. horticulteurs, présidents de jardin et jardiniers). Dans le premier article, l’étude vise en premier lieu à dégager les enjeux que représente l’agriculture urbaine pour les différents acteurs participant au programme. Le but est de mettre en lumière le degré de cohérence entre les fonctions de l’agriculture urbaine soulevées par les textes officiels de la ville de Montréal et ce qu’en conçoivent les acteurs sur le terrain. Les résultats montrent l’existence d’une agriculture multifonctionnelle dont certaines fonctions sont plus priorisées que d’autres selon les postures des acteurs. En outre, les enjeux divergent ou convergent selon le statut des acteurs, les districts des jardins et les fonctions attribuées à l’agriculture urbaine par la ville dans ses textes. Dans le second article, la recherche s’intéresse à faire le point sur le système organisationnel du programme des jardins communautaires dans le but de dégager les éléments qui facilitent ou bloquent les fonctionnements organisationnels de l’activité. En analysant, par le biais de l’analyse stratégique, le décalage entre le cadre formel proposé par le cahier de gestion du programme et le système d’action concret dynamisé par les acteurs l’animant, il a été ainsi possible d’offrir des pistes de changement pour augmenter la cohérence entre intentions et réalités. Des propositions d’adaptation comme l’affectation des jardins communautaires à un service de développement durable, la simplification de la structure en responsabilisant une personne-ressources, la modernisation de l’action publique en offrant plus d’autonomie et de responsabilités aux acteurs du terrain, l’adaptation de l’activité à la relève pour en assurer la pérennité sont mises en évidence et sont présentées comme des suggestions d’amélioration et de progression exploitables.

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