Who Grows Food at Home? Analysis of Population Characteristics and Residential Urban Agriculture in the Montreal Metropolitan Community Area

L’agriculture urbaine, une forme croissante d’approvisionnement alimentaire urbain, est estimée à être pratiquée par 40 % de la population dans les villes industrialisées telles que Montréal, Toronto, Vancouver et Portland. L’agriculture urbaine peut prendre de nombreuses formes, être appliquée à différentes échelles, occuper une gamme d’espaces, ainsi que répondre à une diversité de défis socio-économiques et environnementaux du XXI siècle.

Par contre, les études évaluant le rôle et les avantages de l’agriculture urbaine se sont principalement concentrées sur les jardins communautaires et collectifs. L’objectif de la recherche menée par Sophie Augurusa, durant sa maitrise à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal et au sein du Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB), a été d’évaluer la distribution spatiale des potagers urbains de la région métropolitaine de Montréal et de voir leurs caractéristiques spatiales.

L’étude de Sophie Augurusa démontre que les jardins potagers urbains contribuent à plus que l’approvisionnement alimentaire urbain, car ils soutiennent également les services écosystémiques par le biais de l’écologisation des espaces urbains. Cinq territoires de la région de la Communauté métropolitaine de Montréal ayant des densités de population, des données socio-économiques et des groupes d’immigrants contrastés ont été sélectionnés. Un modèle mixte, une cartographie et une analyse spatiale ont été utilisés pour déterminer s’il existait des relations entre la distribution spatiale des jardins potagers résidentiels et les variables socioéconomiques et démographiques à deux niveaux spatiaux : à travers les aires de diffusion et au niveau du territoire.

Les résultats ont montré que les jardins potagers résidentiels étaient répartis de façon inégale avec des poches de concentration importantes dans les cinq territoires. Le fait d’être propriétaire suivi par les citoyens d’origine méditerranéenne, européenne ou moyen-orientale a eu les plus grandes associations avec le nombre de jardins potagers résidentiels. De plus, le test des effets aléatoires au sein de chaque territoire a confirmé que les associations du revenu et de la scolarisation avec le nombre de jardins potagers résidentiels varient entre les territoires.

Par conséquent, cette étude démontre la variation des profils de population et l’impact sur les motivations de jardinage ainsi que les besoins des jardiniers. Nous soulignons la nécessité de développer davantage de politiques et de programmes au niveau local (communautaire) pour mieux soutenir la population intéressée par le jardinage alimentaire ou qui le pratique.

 

Pour consulter le mémoire >>
Who Grows Food at Home? Analysis of Population Characteristics and Residential Urban Agriculture in the Montreal Metropolitan Community Area

 

Ce mémoire a été réalisé dans le cadre du projet de recherche Évaluation de l’agriculture urbaine comme infrastructure verte de résilience individuelle et collective face aux changements climatiques et sociaux soutenu financièrement par :

 

 

Les chercheurs principaux du programme de recherche sur 4 ans ont été Éric Duchemin (AULAB et UQAM), Thi Thanh Hien Pham (UQAM) et Nathan McClintock (INRS)

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