AU/LAB et la Centrale Agricole signent un partenariat stratégique avec la Ville de Montréal, pour la relance économique verte, résiliente et inclusive de Montréal

Le Laboratoire sur l‘agriculture urbaine (AU/LAB) est heureux de signer une entente de partenariat stratégique avec la Ville de Montréal afin de favoriser une relance économique verte, résiliente et inclusive. AU/LAB se réjouit aussi que le travail de la Centrale Agricole soit reconnu et qu’elle soit associée à ce partenariat stratégique. Si AU/LAB se développe depuis un peu plus de 10 ans, la Centrale agricole a su, en moins de deux ans, montrer un dynamisme fort en regroupant plus de 15 entreprises agricoles urbaines et en passant d’une superficie de 750 mètres carrés à plus de 4 000 mètres carrés.

Pour AU/LAB, la Ville de Montréal fait preuve de leadership en investissant dans le développement des entreprises agricoles urbaines, qu’elles soient en économie sociale ou en économie marchande. Le développement du secteur bioalimentaire ne date pas d’hier à Montréal, et cela fait plusieurs années que la Ville se positionne comme chef de file de l’agriculture urbaine au niveau mondial. Comme mentionné par Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial et du design au comité exécutif, lors de l’annonce « Montréal est déjà bien positionnée dans le secteur de l’agriculture urbaine et reconnue à l’international pour son innovation et son dynamisme dans le secteur. La ville souhaite conserver cette place de leader et ce secteur contribuera certainement à la relance verte et résiliente ».

« Hors des jardins communautaires et collectifs et des potagers qui parsèment son territoire, de nombreuses fermes urbaines ont émergé sur l’île de Montréal dans les cinq dernières années. Que ce soit des champignonnières, des fermes maraîchères sur toit ou au sol, des serres sur toit, des élevages d’insectes, des fermes d’intérieur, Montréal est dynamique et se démarque. Avec ce soutien, la Ville de Montréal vient donner des moyens pour aller plus loin et faire de Montréal une ville nourricière innovante, en évolution et internationalement reconnue », souligne Éric Duchemin, directeur du Laboratoire sur l’agriculture urbaine.

Les contributions à AULAB et à la Centrale Agricole viendront soutenir la croissance que connaît l’agriculture urbaine à Montréal. La Centrale Agricole, coopérative de solidarité pour les productrices et producteurs urbains, reçoit une contribution financière de 750 000 $ pour son développement, tandis que 550 000 $ sont alloués à AU/LAB, en partenariat avec l’École des entrepreneurs du Québec, pour le développement d’un incubateur d’entreprises agricoles et le développement d’un programme de maillage entre propriétaires et gestionnaires immobiliers et entreprises agricoles urbaines. Le tout permettra de développer des espaces et des services d’accompagnement diversifiés, pour les actrices et acteurs de l’agriculture urbaine montréalaise.

L’écosystème agricole de la Ville est dynamique, diversifié et innovant. L’agglomération de Montréal comporte un bassin de plus de 40 producteur(trice)s agricoles urbain(e)s, de nombreux propriétaires et gestionnaires immobilier(ère)s se mobilisent pour accueillir projets agricoles, les arrondissements se dotent de politiques et de stratégies structurantes pour accroître la pratique, une expertise d’accompagnement des entreprises agricoles urbaines par le biais du Carrefour de recherche, d’expertises et de transfert en agriculture urbaine est présent, des réseaux fédérant les acteurs sociaux de l’agriculture urbaine, dont celui du Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB), et une coopérative / incubateur d’entreprises agricoles urbaines unique au monde, la Centrale agricole. Ce partenariat stratégique vient soutenir la mise en synergie de nombreux éléments de cet écosystème unique et assurer la poursuite du développement des fermes urbaines sur l’ensemble de l’île de Montréal.

Tel que déclaré par Luc Rabouin, «Ces investissements renforceront une production alimentaire locale, la création d’entreprises et d’emplois agricoles en ville, et le développement de nouvelles technologies et de nouveaux procédés, ce qui permet également de revaloriser des bâtiments industriels pour leur mise à contribution pour la production intérieure de produits frais, qui s’ajoutent aux systèmes de production traditionnels. » Pour la responsable de la transition écologique et résilience, de l’Espace pour la vie et de l’agriculture urbaine au sein du comité exécutif, Laurence Lavigne Lalonde, par cette annonce la ville de Montréal et ses villes liées désirent « […]  que l’agriculture urbaine se déploie partout […] dans une logique de proximité avec les citoyens et les citoyennes et pour leur bénéfice. Le secteur de l’agriculture urbaine est en émergence et offre une façon de consommer des aliments de qualité produits localement ».

Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du plan de relance économique 2021 de la Ville, Agir maintenant pour préparer la relance, qui vise entre autres à structurer et à renforcer l’écosystème du secteur bioalimentaire dans le but d’augmenter la part de la production locale et d’appuyer ce secteur économique en croissance.

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