Étude sur les besoins en accompagnement des productrices et producteurs agricoles urbains

 

En un peu plus d’un an, de 2018 à fin 2019, le nombre d’entreprises en agriculture urbaine a augmenté de près de 30 % pour passer de 50 à 72 entreprises. L’étude sur les besoins en accompagnement des productrices et producteurs agricoles urbains est le résultat d’une importante enquête auprès des principaux intéressés qui a tout d’abord permis de dresser un portrait de l’utilisation des services-conseils et des besoins en accompagnementdes producteurs agricoles urbains. Les constats tirés de ce portrait ont par la suite servi à élaborer une proposition d’offre de service en matière de services-conseils adaptés à l’agriculture urbaine. Pour faciliter la lecture, les deux documents complémentaires sont présentés séparément.

« À ce stade-ci, il nous apparaît primordial d’adapter l’offre de services-conseils aux besoins spécifiques des producteurs urbains pour soutenir l’essor des projets d’agriculture urbaine commerciale au Québec »,  déclare Éric Duchemin, directeur scientifique du Carrefour de recherche, d’expertise et de transfert en agriculture urbaine du Québec (CRETAU) et du Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB). Dans le cadre de ce projet, 42 productrices et producteurs agricoles urbains, soit 68 % des 62 entreprises recensées au moment de l’étude, ont été consultés sur la nature de leur entreprise, sur les aspects qui les ont freinés et les besoins qu’ils ont ressentis au fil de l’évolution de leur projet d’agriculture urbaine, sur leur expérience d’utilisation des services-conseils et sur leur perception d’une offre idéale.

Parmi les constats tirés de l’étude, on mentionne que les besoins en services-conseils les plus souvent nommés concernent la production, l’aide au financement et l’accès à l’information. Les dispensateurs de services-conseils demandés forment un large éventail de spécialités et le besoin de travailler en multidisciplinarité est évident. « Les entreprises urbaines de cultures émergentes – champignons, insectes et micropousses – n’ont pas facilement accès à des ressources techniques adéquates, parce qu’ils sont souvent les seuls experts dans leur domaine à l’heure actuelle » explique Anne-Marie Bernier, conseillère scientifique à AU/LAB et responsable de l’étude. L’étude a permis de formuler des recommandations concernant l’offre de services-conseils en agriculture urbaine. Cette proposition aborde autant la forme idéale du programme que le contenu qui devrait être offert par les dispensateurs des services. Parmi les recommandations se trouvent la bonification du soutien aux rencontres de collaboration interprofessionnelle et l’accès à un incubateur.

L’équipe du Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) et le Carrefour de recherche, d’expertise et de transfert en agriculture urbaine (CRETAU) tiennent à remercier chaleureusement les productrices et producteurs urbains de leur temps et de leur implication dans l’étude.

Pour consulter les études :

Ce projet a été financé par l’entremise du Programme services-conseils, en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.

 

 

Share