Les jardins communautaires, collectifs et individuels jouent un rôle dans la sécurité alimentaire d’une ville

Les jardins communautaires, collectifs et individuels jouent un rôle dans la sécurité alimentaire d’une ville. Nous l’oublions actuellement, car nous sommes tôt au printemps. Toutefois, dès le début mai et pour près de 6 mois, ceux-ci vont venir s’ajouter à la palette des sources d’approvisionnement alimentaire disponible pour la population. Selon les différents sondages diffusés depuis plusieurs années, ce sont entre 35 et 50% de la population québécoise qui pratique l’agriculture urbaine, particulièrement à la maison dans des potagers domestiques.

Mais qu’est-ce que cela veut dire au niveau de la production alimentaire pour ces familles et pour une ville comme Montréal ?

Selon une estimation conservatrice d’une recherche porté par AU/LAB,  l’agriculture urbaine à Montréal fournit les besoins en légumes frais, durant la saison estivale, à un minimum de 100 000 personnes, soit 5 % de la population montréalaise. Mais selon les modèles cela pourrait être 250 000 personnes, soit plus de 12% de  la population. Le tout pour une valeur monétaire se situant entre 25 et 50 millions de $.

Les modèles se basent sur l’existant et non sur des projections du développement potentiel du programme des jardins communautaires, collectifs ou encore des jardins domestiques. Dans ce dernier cas, nos travaux de cartographie montrent qu’il existe encore, en terme d’espaces, un grand potentiel de développement de cette pratique.

Ces résultats montrent clairement la place sous-estimée de l’agriculture urbaine sociale dans la sécurité alimentaire des villes.

Pour en savoir plus : L’apport alimentaire de l’agriculture urbaine sociale aux villes en temps de crise : le cas de Montréal

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