AULAB vient de publier une étude sur le développement de l’agriculture urbaine dans les coopératives d’habitation du Québec

AU/LAB a réalisé une étude pour la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH). Cette étude répondait à une demande de la CQCH afin de fournir les éléments que les fédérations régionales et leurs coopératives membres doivent prendre en compte lors du démarrage d’un projet d’agriculture urbaine. Mais elle s’adresse aussi à toutes coopératives d’habitation ou encore à des projets collectifs divers. Cette étude est l’une des rares qui abordent les questions de viabilité et de pérennité économiques de projets d’agriculture urbaine.

Ce rapport regroupe des renseignements concernant les enjeux de la mise en place d’un projet (tels que la viabilité économique et les restrictions règlementaires) et aussi concernant les enjeux liés à la pérennité des projets (tels que la gestion des ressources humaines et la mise en marché des produits).

Nous espérons qu’il aidera les coopératives à mieux comprendre les avantages et défis liés à différentes pratiques agricoles, tant pour la culture des végétaux que pour la garde d’animaux, et à choisir celles qui correspondent mieux aux espaces disponibles et aux objectifs des résidents. Nous espérons que cette étude donnera des outils, aux porteurs et promoteurs de projets, pour l’insertion de l’agriculture urbaine (potagers ou fermes) dans les futurs développement de coopérative d’habitation ou de logements sociaux.

Résumé des recommandations de l’étude

Pour maximiser les retombées économiques d’un projet il est recommandé de choisir :

  • une culture au sol si on dispose d’un espace qui peut accueillir une serre d’au moins 100 m2;
  • une culture sur toit, en bacs si on dispose d’une main-d’œuvre bénévole;
  • une culture sur toit, en terre (toit vert) si on dispose d’une main-d’oeuvre rémunérée.

Le potentiel économique des projets n’est qu’un des facteurs à considérer lorsqu’on développe un projet d’agriculture urbaine. Il faut aussi s’assurer que :

  • le lieu choisi permet la culture (ensoleillement, accès physique, accès à l’eau et à l’électricité);
  • les installations et les activités pratiquées respectent la réglementation en place;
  • la gestion interne est adéquate selon les objectifs et les ressources humaines disponibles;
  • une stratégie de mise en marché collective permet de commercialiser les aliments produits.

Afin de supporter un mouvement vers la pratique de l’agriculture urbaine parmi ses membres, la CQCH pourrait organiser des services collectifs qui permettraient :

  • l’évaluation de la faisabilité d’un projet par des experts techniques;
  • la formation des coopératives membres à la gestion de projets et à l’horticulture urbaine;
  • l’intervention ponctuelle de conseillers agricoles pour la résolution de problèmes horticoles;
  • la mise en marché des produits cultivés par l’ensemble des coopératives participantes.

Pour consulter l’étude : DÉVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE URBAINE DANS LES COOPÉRATIVES D’HABITATION DU QUÉBEC : évaluation des potentiels et défis