AU/LAB publie un rapport sur les jardins pédagogiques au Québec

Le mouvement des jardins pédagogiques prend de plus en plus d’ampleur dans le monde. Les projets se multiplient dans les écoles, les recherches se diversifient et l’intérêt des médias grandit. Ces jardins généralement portés par des enseignantes et enseignants, par des parents ou par des organismes communautaires ont contribué à l’émergence d’une diversité de jardins à vocation éducative.

Mais qu’en est-il du mouvement des jardins pédagogiques au Québec ? C’est sur cette question que le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) travaille de puis plusieurs années. L’étude Les jardins pédagogiques au Québec : une étude du mouvement qu’AU/LAB vient de publier s’inscrit dans cette démarche de recherche en soutien aux collectivités.

C’est dans cette même démarche que AULAB:

  • a lancé, en 2016, le portail Jardiner mon école, un site de ressources pour les enseignantes, enseignants ou parents qui désirent démarrer un jardin pédagogique ou qui cherchent des idées pour l’animation d’un jardin.
  • accompagne des projets de recherche-action avec des Écoles;
  • accompagne Karine Lévesques du Jardin des patriotes de l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau afin d’offrir une formation sur les jardins pédagogiques et développer un programme de formations complet.
  • a participer avec l’organisme Alternatives en 2013 au projet Ecoleader qui, tout en offrant une formation à de jeunes professionnels.les, a permis à six écoles primaires montréalaises d’obtenir un appui précieux dans la réalisation de projets de jardinage.

Les jardins pédagogiques au Québec : une étude du mouvement

L’objectif principal de l’étude Les jardins pédagogiques au Québec : une étude du mouvement était de cerner le profil général des jardins pédagogiques de la province pour venir définir les difficultés rencontrées par les projets et les ressources nécessaires à leur essor.

Pour tenter de cerner l’ampleur du mouvement et de déterminer les caractéristiques générales des projets québécois, un sondage a été réalisé par le Laboratoire sur l’agriculture urbaine. Comptant vingt-sept questions, celui-ci  a permis d’en apprendre davantage sur les formes des jardins, leur fonctionnement, leurs utilisateurs, les objectifs, les compétences acquises, les difficultés rencontrées, etc. 61 personnes, pour autant d’initiatives, ont répondu au sondage. Des entrevues semi-dirigées, ont aussi été réalisées avant et après le sondage ont permis de compléter et de valider les informations recueillies.

L’étude entreprise auprès des jardins pédagogiques du Québec indique que le mouvement est présent dans la province. Selon la recherche menée par Stéphanie Therriault, Maëlle Bourdichon et Mathilde Eck, chargées de projet jardins pédagogiques à AU/LAB, les résultats montrent que, malgré le milieu dans lequel le jardin est instauré, les réalités sont sensiblement les mêmes à quelques exceptions près. On peut remarquer que les projets sont souvent démarrés à l’interne, soit par un ou des enseignants, par les membres du comité d’établissement ou par les élèves et sont pour la plupart appuyés à l’interne (par la direction) et à l’externe (par les parents et la communauté du quartier). Comme soulevé par la littérature, les jardins pédagogiques sont des projets plus grands qu’ils ne le semblent et impliquent de nombreux acteurs.

Pour Eric Duchemin, directeur scientifique et formation à AU/LAB, « bien que l’étude souligne qu’il reste encore du chemin à parcourir, il n’en demeure pas moins que les jardins pédagogiques contribuent au développement académique et personnel de nombreux enfants, en plus de favoriser la création d’un tissu social important dans les communautés rattachées à ces projets». De plus en plus d’intervenants en éducation et de chercheurs y voient un grand potentiel éducatif. Le nouveau Plan pour la réussite : dès la petite enfance et tout au long de la vie du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur serait une belle occasion d’intégrer les jardins pédagogiques dans les écoles québécoises. Ceux-ci permettraient certainement d’améliorer l’environnement physique des élèves québécois, tout en stimulant les apprentissages et en favorisant la réussite à long terme.

Pour consulter l’étude :

Les jardins pédagogiques au Québec : une étude du mouvement

Il est possible de se procurer un exemplaire papier de l’étude au coût de 25$ (incluant les frais de transport).
Pour ce faire communiquez à communication@au-lab.ca